au 1er janvier 2024. Au-delà de la forte densité de population dans la région, la ville de Paris attirait à elle seule plus de
. La région est particulièrement dynamique sur le plan économique, concentrant ainsi une partie importante des emplois de la France. L'Île-de-France a, de très loin, le PIB le plus élevé parmi les régions françaises, avec un
.
Pour toutes ces raisons, l’Ile-de-France fait face à des besoins en mobilités hors normes. Un jour moyen de semaine, plus de
sont enregistrés dans la région. D’autant plus qu’en 2022, 42% des Franciliens déclaraient passer
.
D'après l'Observatoire de la mobilité en Île-de-France (OMNIL), « un déplacement est caractérisé par un motif (une activité) à l'origine et un motif à la destination, quel(s) que soi(en)t le(s) mode(s) de transports utilisé(s) ». En semaine, seuls
. La plupart se déplacent pour se rendre sur leur
Les modes de transports en Ile-de-France
La région Ile-de-France possède un réseau de transports en commun très développé : 14 lignes de métro, 5 lignes de RER, 13 lignes de tramway, 8 lignes de transilien et un
très grand nombre de lignes de bus relient toute la région. Ce réseau est géré par la Régie autonome des transports parisiens (RATP), un établissement public en charge de la majeure partie des transports en commun de Paris et sa région.
Les modes de transports des Franciliens varient fortement selon la géographie des déplacements. Dans Paris intra-muros,
la marche à pied et les transports en commun sont les moyens de déplacements privilégiés, tandis qu’au sein de la grande couronne,
61 % des déplacements s’effectuent en véhicule privé. Dans la ville de Paris, le moyen de transport le plus utilisé
pour aller au travail est le métro.
Avec l’un des réseaux de transports en commun les plus performants du monde, la RATP augmente petit à petit ses prix au fil des années. Le prix d’un ticket de métro est notamment passé de
1,80 € en 2015 à 2,10 € en 2023. Les recettes de la RATP pour les tickets t+ vendus à l’unité ont atteint
plus de 199 millions d’euros en 2022, contre 134 millions en 2015.
Outre les faibles hausses de prix régulières, l’institution Ile-de-France Mobilités a annoncé que pendant la période des Jeux Olympiques, le prix du ticket de métro va presque doubler, pour atteindre un coût de 4€, justifié par les investissements réalisés par la région pour développer le réseau de transports pendant cette période.
Les mobilités douces en hausse à Paris
L’activité économique, la surpopulation, ainsi que les flots de touristes importants entraînent de fortes nuisances dans la ville de Paris. Près de
50 % des Parisiens estiment que la pollution de l’air, les difficultés de circulation et de stationnement, ainsi que la pollution sonore représentent des nuisances très importantes dans la capitale française.
Pourtant, la ville de Paris met en place un certain nombre de mesures pour développer les mobilités douces, en particulier depuis l’élection d’Anne Hidalgo en tant que maire de la ville en 2014, qui a fait de la mobilité le sujet numéro un de ses mandats. Réélue à la tête de la capitale en 2020, son mandat actuel se terminera en 2026. Pour limiter l’utilisation de véhicules dans la capitale, les Parisiens ont notamment voté en février 2024 une mesure qui vise à taxer plus lourdement les
SUV dans la ville. Concrètement, le prix d’une heure de stationnement pour les SUV passera de 6€ à 18€ dans la zone 1 (du 1er au 11e arrondissement de Paris) à compter de septembre 2024.
L’objectif est de limiter la pollution dans la capitale, mais également de libérer de la place, la taille des véhicules ayant fortement augmenté durant les 20 dernières années. Pour développer la mobilité douce, c’est-à-dire les modes de mobilités durables, qui ne font appel qu’à l’énergie humaine comme la marche ou le vélo, la métropole met en place de plus en plus de pistes cyclables et propose depuis 2007 le service Vélib’, qui a permis de démocratiser la pratique du vélo dans la capitale. Le nombre de déplacements effectués en Vélib’ à Paris n’ont pas cessé d’augmenter
entre 2021 et 2023 lors des saisons aux températures plus douces. Désormais,
le vélo représente 11 % des déplacements à Paris, contre seulement 4 % pour les véhicules privés. En revanche, le vélo reste encore très minoritaire face à l’utilisation de la voiture pour tous les déplacements liés à la grande couronne.

Vous trouverez plus d'infographie sur
Statista
Ce texte fournit des informations générales. Statista ne peut
garantir que les informations soient complètes ou exactes.
En raison de cycles de mise à jour variables, les statistiques
peuvent afficher des données plus récentes que celles référencées
dans le texte.