devrait augmenter ces prochaines années, jusqu’à dépasser la barre des 400 millions dans le monde d'ici à 2024. Une maison intelligente désigne l’ensemble des équipements connectés au sein d’un logement, permettant une automatisation ou un contrôle de ces appareils à distance via internet, aussi appelé domotique. La gestion de ces systèmes est centralisée via une interface et des applications, permettant de contrôler simultanément les appareils de cuisine, l'électricité ou encore le système de surveillance. Les maisons intelligentes ou « smarthome », c’est l’intégration de cette technologie dans le quotidien, dans l’objectif de faciliter l’utilisation des divers appareils électroniques et d’apporter du confort. En France, ce marché est en pleine expansion, et les
devraient trouver près de 15 millions d’utilisateurs d’ici 2028.
Ces maisons connectées sont devenues une réalité grâce à l'Internet des Objets (IdO), ou, en anglais, « Internet of Things » (IoT), une technologie qui permet de connecter les objets en réseau en ligne. Malgré tous ses avantages pratiques, l’intégration toujours plus poussée de la technologie connectée dans la vie quotidienne des Français et au sein des foyers pose des questions éthiques. La multiplication des caméras, microphones et autres objets de surveillance au sein des maisons pose notamment des défis liés à la protection des données personnelles.
Le marché de la maison connectée
Les
assistants vocaux d’entreprises nord-américaines comme Alexa commercialisé par Amazon ou Google Home de Google se démocratisent petit à petit au sein des habitats. En France, près de 18% des ménages possèdent un assistant vocal en 2023. Cependant, le marché de la domotique en France recouvre en réalité également de nombreuses autres applications au sein des foyers.
Ce marché couvre des
segments tels que les appareils intelligents, la gestion de l’énergie, la sécurité, ou encore le contrôle à distance. Les économiseurs d’énergie sont un segment en développement, avec près de 14% des ménages français possédant des ampoules intelligentes. Parmi les
objets connectés les plus vendus dans le monde, on trouve les enceintes connectées et en 2023, près de 30% des ménages français possédaient au moins une
enceinte connectée chez eux.
Cette standardisation des objets connectés au sein des maisons ouvre des opportunités commerciales aux entreprises du secteur :
le marché de la domotique en France a dépassé les trois milliards d’euros en 2023, une augmentation exponentielle puisqu’il était estimé à moins d’un milliard d’euros en 2017.

La révolution de l’Internet des Objets
Pour que les appareils d’une maison intelligente puissent être commandés à distance par un appareil électronique comme un téléphone, ils doivent être connectés à Internet ; c’est ce qu’on appelle
l’Internet des Objets. Cette technologie en pleine expansion désigne un ensemble d’objets dotés de capteurs, de logiciels et de capacités de communication en réseau, leur permettant de collecter et d’échanger des données.
Grâce au développement de nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle (IA), l’Internet des Objets peut être appliqué à de nombreux domaines, allant des montres connectées aux villes intelligentes (« smart cities »), en passant par les maisons intelligentes.
Le
marché européen de l’IdO devrait atteindre un total de plus de 284 milliards de dollars d’ici 2029, une forte hausse occasionnée notamment par son application au segment des maisons intelligentes. L’IdO est une technologie de plus en plus intégrée dans notre quotidien puisque le nombre d
’utilisateurs de maisons intelligentes devrait atteindre 178 millions d’ici 2028.
Questions éthiques liées au développement des maisons intelligentes
Le développement des maisons intelligentes a de nombreux avantages, aussi bien en termes de confort que d’optimisation de la consommation énergétique des ménages. Ainsi, les thermostats connectés permettent de gérer à distance la température du domicile et les poubelles connectées permettent d’optimiser le tri des déchets. Cependant, cela pose également des questions éthiques et des risques en termes de protection de la vie privée.
Bien que ces technologies pénètrent de plus en plus au sein des foyers, une partie de la population française y semble réticente. Parmi les inquiétudes, on trouve
l’utilisation des données personnelles récoltées par ce type d’objets, ainsi qu’une peur de
l’espionnage numérique. En France, c’est près de 25% de la population qui déclarait se sentir inquiète d'être espionnée par les objets connectés présents à domicile.
Au-delà des réticences des consommateurs, ces dispositifs posent des questions éthiques d’atteinte à la vie privée ou encore des risques de piratages informatiques qui nécessitent un cadre légal encadrant ces activités pour renforcer la protection des utilisateurs. En Europe, la règlementation RGPD sur la protection des données personnelles oblige les entreprises d’objets connectés à respecter entre autres le principe du “Privacy by design” qui force les entreprises à être transparentes et à protéger la vie privée des consommateurs, mais cela n’est pas suffisant pour calmer toutes les craintes des consommateurs.
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