Chaque année, l'ONG Transparency International publie un rapport évaluant le niveau de corruption perçu dans le secteur public de 180 pays et territoires dans le monde, sur une échelle de zéro (fortement corrompu) à 100 (très vertueux). Comme le souligne l'ONG dans son plus récent rapport, paru aujourd'hui, deux tiers des pays étudiés en 2024 ont obtenu un score inférieur à 50, et la note moyenne n'était que de 43. La France se classe 16e, à égalité avec l'Autriche et Taiwan avec un score de 67 sur 100 (soit quatre points de moins que l'année précédente), loin derrière certains de ses voisins européens comme le Danemark, la Finlande ou le Luxembourg.
Comme le montre un récent eurobaromètre de la Commission européenne mesurant les attitudes des citoyens de l'Union européenne à l'égard de la corruption dans les pays du bloc, en France, en 2024, une majorité des personnes interrogées disaient penser que la corruption était un problème répandu dans la sphère politique. Près de sept répondants sur dix (67 %) disaient penser que l'abus de pouvoir et les pots-de-vins étaient courants au sein des partis politiques, et 60 % chez les hommes et femmes politiques au niveau national, régional et local. Par comparaison, seulement 38 % disaient penser que la corruption était répandue parmi les fonctionnaires chargés d'attribuer les marchés publics, 36 % dans les entreprises privées, et seulement 16 % parmi les autorités fiscales.