Les IVG en France - Faits et chiffres

« Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l'avortement. Il suffit d'écouter les femmes. C'est toujours un drame et cela restera toujours un drame. C'est pourquoi, si le projet qui vous est présenté tient compte de la situation de fait existante, s'il admet la possibilité d'une interruption de grossesse, c'est pour le contrôler et, autant que possible, en dissuader la femme. » Ces mots sont prononcés le 26 novembre 1974 devant l'Assemblée nationale par Simone Veil, ministre de la Santé à l'époque. Au bout de trois jours remplis de longs débats mouvementés, la loi dite loi Veil est adoptée par une grande majorité de l'Assemblée et promulguée le 17 janvier 1975 par Valéry Giscard d'Estaing. Cette loi dépénalisant l'avortement dans certaines conditions viendra compléter la loi légalisant la contraception et marquera une étape importante pour l'autodétermination des femmes en France.

Aujourd'hui en France, on compte quelques 200.000 IVG par an, chiffre qui n'a pas énormément changé depuis 1990. Le taux de recours à l'IVG est d'environ 15 pour mille - c'est-à-dire que sur 1.000 femmes françaises, on compte environ 15 avortements. Avec 20 avortements pour mille femmes, le taux de recours le plus important est mesuré dans la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur. En ce qui concerne les jeunes femmes âgées de 15 à 17 ans, le taux d'IVG le plus élevé est enregistré en Corse et le taux le plus faible dans les Pays de la Loire. Pour 100 naissances vivantes, on compte un peu plus de 25 interruptions volontaires de grossesse. Concernant la durée de gestation, la plupart des IVG (environ 35.000) sont réalisées durant la sixième semaine de gestation. Après 12 semaines d'aménorrhée, ce chiffre tombe en-dessous de la barre des 5.000 avortements. Le plus grand nombre d'avortements est réalisé parmi les femmes âgées entre 20 et 24 ans.

Concernant l'opinion publique sur les conditions d'avortement, trois quarts des Français sont d'avis qu'il faut autoriser l'IVG lorsque les conditions matérielles ou morales de la femme ne lui permettent pas d’avoir un enfant, tandis que 6 % sont d'avis qu'un avortement n'est à autoriser uniquement si la grossesse pose un danger pour la vie de la femme. Ce chiffre monte à 13 % parmi les catholiques pratiquants. De plus, près de 40 % des catholiques pratiquants réguliers n'acceptent pas le droit à l'avortement tout court.

Enfin, près de 90 % des Français pensent qu'une IVG laissera des traces psychologiques difficiles à vivre pour la femme concernée. Afin de leur éviter le recours à l'avortement, un quart des Français propose une discussion avec des professionnels de santé sur les conséquences de ce choix.

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Les interruptions volontaires de grossesse (IVG) en France - Statistiques importantes

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